MONDE DES TRIBUNES – Après un an d’existence et malgré leur déménagement, les Wolves, club de supporters du MHSC, proposent depuis la reprise un écho intéressant aux chants de la Butte. Un groupe familial et bon enfant, qui a le mérite de donner un peu plus d’ambiance à la Mosson et ailleurs. La Gaseta les a rencontrés.
Les louveteaux sont devenus grands. Depuis un an qu’ils affichent haut et fort les couleurs pailladines, les Wolves ont pris leur envol. Un groupe de supporters qui chante, qui rigole, dont les tifos géants surprennent même la butte et les joueurs. Mais attention ! Pas question de parler d’Ultras… « Ultra, ça ne veut pas dire grand-chose, sourit Hervé Prablanc, secrétaire du Kop en charge de la communication. Quand on pense ultra, on pense forcément à la violence et la haine. Nous, on veut juste supporter notre équipe dans une bonne ambiance. » Pas vraiment des hooligans, les loups.
À Montpellier, les clubs de supporters, c’est un serpent de mer. Groupe décision, Ultras Languedoc, Section Web ou Section Gévaudan, ils sont nombreux à avoir tenté de se rassembler dans les années 2000, sans succès. Le plus souvent, ces groupuscules n’ont pas survécu à des mésententes avec la Butte Paillade, amoureuse fidèle, éperdue et jalouse des Orange et Bleu.
« C’est vrai que notre création, le 11 septembre 2009, a été moyennement bien acceptée par la Butte. Mais au fil du temps et des déplacements, des liens se sont noués. » Loin des images putrides fournies par les supporters parisiens, ici, le grand groupe a soutenu le petit. Des membres de la Butte les ont par exemple aidés pour les tifos ou la logistique.
Une tribune pour eux tout seuls
À l’origine, tout est parti de quelques messages échangés sur des forums. Des messages appelant à faire bouger la trop molle tribune Gévaudan. « Plusieurs personnes voulaient faire du bruit ailleurs qu’à la Butte. » Un petit groupe d’une quinzaine de fans s’est constitué en Gévaudan. Et avec un nom de tribune pareil, les Wolves (loups) ne pouvaient trouver un autre nom.
Au bout de quelques matchs, il a donc fallu se rendre à l’évidence : la mayonnaise prenait. Oui mais voilà. 15 gus qui se lèvent, agitent des drapeaux et sortent des tifos au milieu de la tribune, cela a agacé les supporters les plus tranquilles. Le club a dû réagir. Et les loups ont fini leur saison coincés dans le virage, entre la Butte et Gévaudan. Ce qui ne les a pas empêchés de grandir. « Le groupe est monté à 53 membres. Mais le problème, c’est qu’on était moins visibles et il n’était pas possible de se développer. »
Avec la qualification européenne, les Wolves ont demandé un espace plus adapté. Au départ réticent, le MHSC a finalement accepté, après d’âpres négociations, de leur offrir le Graal : une tribune à eux. Les loups ont donc envahi les Corbières, un parcage habituellement fermé au public. « Le club a fait de gros efforts pour nous. Il faut le reconnaître. » Les Wolves ont donc pu communiquer à fond sur leur argument massue : un tarif d’abonnement au ras des pâquerettes (130 €).
Ni pétard ni fumigène
« Le club nous a confié la gestion des abonnements. Ainsi, on peut contrôler ceux qui nous rejoignent. » Parce qu’il n’est pas question que le groupe devienne trop chaud. « Si on voit des gens avec des pétards ou des fumigènes, on les vire. On est là pour s’amuser ! On veut faire du bruit dans un bon esprit. » Un groupe majoritairement jeune, mais qui revendique la participation de quadras et de quinquas, pour justifier de la tranquillité des lieux. Sur chaque abonnement, une cotisation de 15 euros revient à l’association. Un maigre butin qui permet de financer par exemple les tifos géants, comme celui de plus de 100 m² présenté face à Bordeaux, en août. « Un tifo, cela peut coûter entre 300 et 400 euros. On n’a pas les moyens de prévoir à long terme. On improvise d’un match sur l’autre. »
Pour les supporters les moins fortunés, il est possible de payer sa cotisation et de venir à quelques matchs. « La place coûte 10 euros. Pour un adhérent qui a peu de moyens, c’est une bonne solution. » Et pour les plus fervents, des déplacements sont organisés un peu partout, comme ce week-end à Saint-Étienne.
Devenu grand, le Kop Wolf 34 (qui a tenu à garder son nom malgré le déménagement) compte aujourd’hui plus de 150 membres. Depuis le match contre Györ, la Mosson se réjouit de ce nouvel écho qui rend le stade bien plus vivant. Les plus anciens le reconnaîtront : cela faisait longtemps que la Mosson n’avait autant résonné des chants Orange et Bleu. Ici, plus que jamais, c’est la Paillade !
Gwenaël Cadoret
Plus d’infos sur : www.kw34.fr
Mise à jour – vendredi 17 septembre, 16h00
Cet article a suscité de nombreuses réactions. Nous tenons tout d’abord à vous rassurer : il n’a jamais été dans notre objectif de faire du mal à tel ou tel groupe. Et les commentaires écrits par le journaliste n’engagent que lui. Pour ce qui est des réponses du Kop Wolf, afin de lever tout malentendu, nous vous proposons un condensé de la réaction du Kop à notre article.
Sportivement, La Gaseta.
Réaction d’Hervé Prablanc, responsable communication du Kop Wolf 34 :
« J’ai dit en effet qu’Ultra ne voulait pas dire grand chose étant donné que chacun avait sa signification de ce mot. Que si Ultra signifiait représenter notre bâche et encourager notre équipe à 400 %, alors on pouvait se signifier comme tel. Ça ne nous dérange pas du tout, au contraire, ça serait avec fierté ! (…) Et je n’ai jamais donné la signification du mot Ultra car pour moi elle ne signifie rien et que chacun avait sa signification d’Ultra…
(…) Je ne pense pas que la Butte soit jalouse de quel groupe que ce soit, que ça soit les précédents groupes de supporters ou le nôtre ! (…) Par contre, il est réellement dommage de ne pas voir apparaître dans votre article que j’ai déclaré que la Butte était un exemple pour nous et que le jour où on leur arrivera ne serait-ce qu’à leur cheville notre groupe sera un succès !
(…) Nous avons toujours eu de bonnes relations avec les responsables depuis le début de notre création. Après, il y a quelques personnes qui auront toujours du mal à nous accepter mais il y en a de moins en moins au fil des mois et nous y travaillons (que ça soit notre groupe ou nos amis que nous avons auprès de la Butte !). Il n’y a aucune concurrence entre nos deux groupes de supporters mais une envie de complémentarité dans un même but, pour faire bouger le stade ! » [Note de La Gaseta : Et c'est bien là l'essentiel !]
Tags:Kop Wolf

























Dommage je commencer a bien aimer la gaseta et je suis etonné de lire des truc pariel sur la butte rien a voir avec actu foot et Mr nicolas deltort qui nous respecté
encore des journalistes se sentant obligé de déformé les propos tenu par des supporter pour déclenché des polémique l’attraction de la médiatisation des problème entre les groupes de paris vous manqueraient elle monsieur et madames les journaliste par ce que sachaient que même si vous essayé de créé le me climat ici cher nous a la paillade cela n’arrivera jamais car nous n’avons pas la même mentalité sur ce aurrevoir bandes de rappace pret a foutre la merde dans un stade aussi beaux qu’est le notre “la mossson” pour faire un bon coup mediatique forza mhsc bp91 au02 et kw34
Même s’il y a eu peut-être des malentendus, La Gaseta n’a jamais cherché à créer un faux problème. Dès que nous avons eu vent des réactions vives, nous avons contacté le Kop Wolf, afin d’en discuter. Pour preuve, vous retrouvez ci-dessous les réactions des loups à l’article en question.
Sportivement,
La Gaseta